vendredi 18 novembre 2011

Vogue et vague

Mentalement, on a un peu de mal à associer les 30 degrés de l'été austral avec les fêtes de Noël. Pourtant, Noël approche ici aussi. Dans les jardins particuliers les guirlandes rouges et les étoiles à paillettes scintillent la nuit venue, dans les magasins les marrons glacés se mêlent aux boîtes de chocolats, tandis que sur les plages les maillots de bain en tous genres fleurissent. Un sérieux hiatus, qui en culpabilisera plus d'une au nom des diktats de la mode et des magazines, parce que la période du maillot correspond traditionnellement aux régimes minceur et vapeur pauvres en graisse et en sucres...
Ne voulant pas nager idiote, j'ai cherché à savoir ce qu'était un "trikini". TRI-KI-NI, dans la lignée des triangles, tricornes, tripodes et tricycles... Vous connaissez?
Qu'il soit en lycra ou fait au crochet, imitation peau de serpent, zébré, rembourré, avec des rivets ou des strass, le trikini est susceptible de faire fondre un pingouin en granit sur la banquise. "A condition que celle qui l'arbore soit moulée dans l'airain et que le sculpteur ne soit pas d'inspiration cubiste", persiflerez-vous.
Lancé sur le sable chaud à la suite du monokini, puis du bikini, le trikini n'est peut-être qu'une troisième marche vers le quadrikini, sait-on jamais! Même si là, on quitte l'atoll désormais célèbre des îles Marshall pour atterrir brutalement sur le problème mathématiques de la quadrature du cercle: comment découvrir le corps tout en le couvrant de 4 bouts de tissus?
Vous êtes sur la piste. Vous avez certainement identifié l'objet: un maillot de bains pour femmes.
Mais je ne vous ai pas dit ce qu'était e-xac-te-ment un trikini... Sachez ami(e)s profanes, qu'il s'agit comme son nom l'indique d'un maillot à trois pièces ou plutôt de deux pièces reliées entre elles par une bande au niveau du ventre. On n'ose envisager la marque sur le corps après une séance de bronzage. Un Z ou un I majuscules façon cheval camarguais après la ferrade… Pas vraiment sexy en fait...
Peu importe les conséquences collatérales, l'objet identifié n'est pas du tout à mon goût. Et je pense que vous ne vous souciez guère de tout cela en métropole, l'objectif vestimentaire du moment étant plus de trouver une veste fourrée et des moufles...
En fait, l'intérêt de ce billet se loge ailleurs.
En effectuant des recherches sur ce sujet futile et fashion, j'ai en effet découvert deux sites.
L'un, réservé aux filles, est un jeu appelé "beach fashion dress up". Une ânerie sans pareille.
L'autre, à lire sur le mode aléatoire à la manière des Miscéllanées de Mr Schott, est un site instructif et insolite comme j'aime, à mi-chemin entre le catalogue et la mini encyclopédie: http://www.unedeplus.fr/
Pas grand chose à voir avec la Nouvelle-Calédonie, mais d'une minute ou d'une heure, vous verrez, le petit tour est agréable!

2 commentaires:

  1. toujours aussi sympa ton blog. Un grand bol d'humour et de soleil dans notre monde de grisaille et de crise financière.
    Merci de me faire rêver.
    Bises Olivier

    RépondreSupprimer
  2. Et merci à toi pour avoir écrit un commentaire aussi gentil! Allez, largue les amarres l'espace de 15 jours et viens découvrir les lieux! Jérôme se fera un plaisir de te servir de guide sur terre et sous l'eau!
    Bises.

    RépondreSupprimer