lundi 7 novembre 2011

Poulpe fiction


La pieuvre de l'affiche ci-dessus me fait reprendre le clavier, après quasiment deux mois sans ouvrir les pages de ce blog!
A ma décharge, j'étais sous d'autres latitudes et en proie à d'autres (pré)occupations. Quoi que, quoi que... tant il est vrai que sous l'effet d'un mouvement mental pendulaire, quand je suis ici mon imaginaire vogue vers là-bas et quand je suis là-bas il me conduit vers ici...
Toujours est-il qu'à peine rentrée sur le "territoire", la tête encore brouillée par le décalage horaire (+10H en cette saison), il a fallu se réadapter rapidement. Pourtant, je me sentais aussi molle qu'une pieuvre (ou un poulpe, mais le substantif est masculin). Et contrairement à cet animal invertébré, je ne possédais pas huit bras pour venir à bout des lourdes tâches qui m'incombaient: troquer les Converse pour des tongs, déplier le pare-soleil quand je me gare, presser du jus de citron vert sur le thon blanc frais, réhabituer mon oeil aux fautes d'orthographe qui colonisent tous les écrits (même sur les paquets de riz, on peut lire en lettres majuscules "riz parfuméE"...), pianoter à nouveau sur les touches de mon téléphone portable, vérifier la température de l'océan avec le bout des orteils, feuilleter le magazine Sortir afin de repérer les activités culturelles du mois...
Parmi les "événements" de novembre, justement, on peut citer la 5ème édition du SILO (Salon international du livre océanien*), qui se tenait à Nouméa le week-end dernier. Ecrivains en herbe ou confirmés, éditeurs, libraires, bibliothécaires et badauds se pressaient autour des tables de l'hôtel Le surf dans une ambiance détendue. J'y ai croisé Gilles Colleu, que j'avais déjà entrevu à Clermont-Ferrand et à Aix; mais que lui aurais-je dit si ce n'est une phrase peu inspirée du genre de: "Euh, bonjour, j'aime beaucoup ce que vous faîtes"? Non, je me suis contentée de flâner et d'écouter distraitement les débats. Les voyages, ça fatigue, c'est éprouvant, même si dans les airs, hormis quand on a une salade de supions dans son assiette, on a peu de risque de devoir lutter contre les calmars (ou calamars) géants imaginés par Jules Verne dans 20 000 lieues sous les mers ou Victor Hugo dans Les travailleurs de la mer.
A ce propos, le nom "calmar" (ou "calamar") vient du mot latin "calimarius" signifiant "écritoire"...
N.B.: * pour celles et ceux qui souhaitent découvrir les auteurs calédoniens estampillés (au nombre d'une trentaine), voici un lien vers une biographie de chacun. Après affichage de la page, cliquez sur "écrivains" en haut.http://www.ecrivains-nc.net/

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