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« Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité. » G-B. Shaw

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Dans la lignée de la traditionnelle passeggiata italienne, Barcelone a ses ramblas, Aix-en-Provence son Cours Mirabeau et Nouméa sa promenade Vernier du nom d'un ancien maire, industriel et exploitant minier. Plate, frangée de cocotiers et bordant l'océan, cette promenade fait figure d'incontournable lieu de détente et de loisirs au sud de la ville. Alors on y croise toujours une connaissance et le parcours est jalonné d'arrêts causette: "ah, salut, tu vas bien?". Mais à la différence des précédents lieux cités, on ne fait pas que s'y promener avec ou sans son chien. On s'y exerce aux agrès, aux barres de traction. On roule à vélo, roller, trottinette et poussette. On y court aussi. Toute l'année, de jour comme de nuit, sous le soleil ou les lampadaires, dans un chassé-croisé digne du flux que connaît l'autoroute A7 le fameux week-end de fin juillet-début août (bien que la photo ci-dessus semble prouver le contraire, croyez-moi sur parole, c...

Cataplasme à la feuille de chou

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Un torchon, qu'est-ce que cela évoque pour vous? Un tissu grossier servant pour les tâches ménagères? Une préparation particulière du jambon? Un film de Bertrand Tavernier? Un écrit sans valeur ou un journal méprisable? Ici, quand on parle de torchon, on sait de quoi il s'agit: du seul quotidien d’information de l'île, le journal officiel d'actualité Les Nouvelles Calédoniennes qui est publié sur le territoire depuis 1971. J'y vais fort, mais non sans raison. Et je m'explique sans tarder. - Primo l'écriture indigente. Souvent confuse, maladroite et familière, l'expression ne brille pas par sa qualité. Et les fautes d'orthographe sont légion. En cela, on peut déjà s'interroger sur la formation des personnes (je n'emploie pas le terme de journaliste à dessein) qui écrivent dans les colonnes de ce canard en situation de monopole. - Secundo le contenu démagogique et inepte. D'une grande pauvreté d'information, il est totalement dépo...

Les couleurs de la création

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Qui a dit que Nouméa était un désert culturel? Durant les 3/4 de l'année, l'affirmation est valable, mais en ce moment on ne sait carrément plus où donner de la tête tant les sollicitations sont nombreuses et variées. Notez quand même qu'en nombre d'habitants, Nouméa, petite capitale francophone d'Océanie, compte la même population que Roubaix, cité pauvre, certes, mais qui a obtenu en 2001 le label Ville d'art et d'histoire. Et pour poursuivre les comparaisons, la même population que Toulon si on admet la banlieue! Ah, évidemment, il ne faut pas se montrer fine bouche ni trop exigeant car à attendre de voir sortir au cinéma Le Cheval de Turin de Bela Tarr, on peut prendre racine et pourrir sur pied vu l'humidité ambiante... En effet, dans un rapport inverse aux précipitations, le cinéma de création est diffusé au compte goutte, à raison d'une fois par mois au centre d'art ou à l'occasion des festivals (ibérique, de La Foa, Reflets). Alors...

Tonnerre de Brest!

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Voilà. C'est fait. Les deux derniers gardiens ont regagné définitivement la terre ferme et restitué les clés du phare de Cordouan, remisant dans les tiroirs du passé et du rêve un métier empreint d'aventure et de solitude au coeur de la nature. Le phare sera bientôt réservé à l'accueil des touristes, tout comme le phare Amédée qui marque l'entrée de la passe de Boulari, entre le grand récif Aboré et le récif Kwé au large de Nouméa. Inauguré en 1865, peint en blanc, le phare Amédée est le seul phare métallique de France. Il mesure 56 m de hauteur et s'étire au milieu d'un îlot en zone naturelle protégée. Ouvert à la visite, c'est l'attraction principale du lieu qui propose également en parallèle du farniente des activités aussi variées que la plongée bouteille, la marche sous l'eau en scaphandre, la rando palmée, la balade en jet ski ou en bateau à fond de verre. Le "must" étant la formule complète à la journée qui compte en prime un buffe...

Tu fumes?

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Vivre sur une île, cela implique en général un certain isolement. C'est logique. Etymologique même. Aussi, deux semaines en arrière, quand le vent et la pluie turbinaient de concert, l'insularité était plus saillante encore et on avait le sentiment d'habiter à Saint Cambrousse du souffle ou Saint Patelin des trombes. Un peu comme si Christo avait emballé d'hiver l'appartement, on se recroquevillait à l'intérieur, réduisait et ouatait notre espace pour se protéger des rafales importunes qui sifflaient et de l'eau qui tambourinait. Plus récemment, c'étaient d'autres bordées, moins naturelles, qui balayaient le ciel: des nuages de dioxyde de soufre. Un panache de gaz industriel brun-gris très irritant qui provoquait maux de gorge, toux et essoufflement... Le ou la responsable et coupable? L'usine pyrométallurgique centenaire - mais reconstruite plusieurs fois et rénovée- de la SLN (Société le nickel) implantée dans la rade de Nouméa et qui intoxiq...

Le frigo est ouvert? On s'enrhume!

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Il n'y a pas que la plongée à pratiquer dans le Pacifique sud! Pourquoi ne pas prendre un peu de hauteur, de distance, se transformer pour une journée en marin du ciel, lever la tête au lieu de la baisser? L'événement était attendu. Un astronome marseillais s'était même déplacé à Nouméa et a donné deux conférences à l'université pour l'occasion. Mais il pleuvait à seaux et à tonneaux pour le transit de Vénus alors faute de planète ce sont de lourds nuages gris qui sont passés devant le soleil. Dommage, car sous nos hémisphères on nous promettait un beau voyage, un spectacle sidéral fantastique, et ce n'est pas de si tôt qu'on assistera à nouveau à ce phénomène céleste: pour le prochain, il faudra attendre 2117, soit exactement 105 ans. Une paille quoi! De la fenêtre en revanche, pas besoin de lunette astronomique pour voir l'eau qui recouvrait le bitume et dévalait dans la rue telle une rivière pressée. Précipitations, vent et baisse des températures, ...

En brousse je dis pouce

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A la grande époque des réunions Tupperware, "Côte Ouest" était le compagnon télévisuel de millions de Français. Un soap opera américain dérivé de "Dallas" et diffusé sur TF1, qui a débobiné ses trémolos et ses rebondissements morcelés sur plus de 10 années. Le générique, brillamment poétique et prometteur en diable, faisait rimer "pages et plages", tourments et serments": " Côte Ouest, comme un roman sur la plage tes vagues sont des tourments. Côte Ouest, pour toi le vent tourne les pages d'intrigues et de serments "... Des vers maritimes aux accents quasi-monégasques si vous voyez à qui je fais allusion (quitte à s'embourber dans des trucs nuls et ringards)! Je me moque, je me moque, mais pour les nostalgiques d'orgue Bontempi et amateurs de brushings façon lionne de la savane, regardez ici, le revival vaut assurément le coup: http://www.youtube.com/watch?v=rNUTWq-NPPw Des séries fleuves à l'eau, la transition est toute t...